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21st of October 2018

Health



Une demande d’action collective a été déposée contre Bonjour-santé

Une demande d’action collective a été déposée contre l’entreprise de rendez-vous médicaux Bonjour-santé, qualifiant d’illégaux les frais exigés sur son site web.

« L’accès à la santé doit être gratuit [...] c’est prévu dans la loi », plaide Me Bruno Grenier, du cabinet Grenier Verbauwhede Avocats, qui mène le dossier.

La demande a été déposée par Hélène Bédard, qui dit avoir payé près de 20 $ à Bonjour-santé pour obtenir un rendez-

vous. Mais elle déplore dans un communiqué avoir ensuite attendu avec « plusieurs autres clients de Bonjour-santé plus de trois heures dans le cabinet désigné ».

« Erreur de fait »

Or, le président de Bonjour-santé, Benoît Brunel, y voit une « erreur de fait importante ». Il plaide que le service payant de 17,25 $ plus taxes est pour donner accès au moteur de recherche.

« C’est pour que [la recherche] aille plus vite, pour pas que [les patients] aient à aller à l’urgence. C’est ça qu’on facture », dit-il, ajoutant que les gens qui visiteraient une dizaine de cliniques pour trouver un rendez-vous payeraient un taxi, de l’essence ou l’autobus.

Il insiste pour dire que le moteur de recherche ne donne pas un rendez-vous, mais bien des choix que les clients peuvent prendre ou non.

N’empêche, pour Me Grenier, l’entreprise fait en sorte que les médecins se déchargent de la gestion, alors qu’ils reçoivent de l’argent de la RAMQ pour le faire.

« Nous n’avons rien contre le principe de réservation, mais il faut que ce soit gratuit. C’est une affaire d’équité sociale, il n’y a pas de raison de payer pour aller voir son médecin », fait valoir l’avocat.

Il a bon espoir que le recours collectif sera accepté et qu’il se chiffre dans les millions de dollars.

En activité depuis 2012, Bonjour-santé souligne à son tour qu’un juge de la Cour supérieure se penche déjà à savoir si le service est légal ou non. L’entreprise a déposé une requête en mai 2017 et attend une réponse.

« C’est le juge qui va décider », lance M. Brunel. Il assure que son entreprise a innové en diminuant l’attente grâce aux 2,5 millions de rendez-vous donnés chaque année dans plus de 300 cliniques.

« Mme Bédard ne frappe pas à la bonne porte, elle devrait demander au ministère si c’est un service assuré ou non », poursuit-il.

Son entreprise s’était d’ailleurs lancée dans un bras de fer contre la RAMQ, qu’il accusait de vouloir la copier avec le site Rendez-vous santé Québec.

 

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