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20th of October 2018

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Le Bloc Pot a-t-il perdu sa raison d’être?

Certains ont peut-être été surpris d’apprendre que le Bloc pot existait encore. C’est comme si le Bloc québécois s’accrochait les pieds à Ottawa après la souveraineté, non?

Maintenant que le pot est légal, que demande le parti?

La réponse simple : toute. 

En parlant avec le porte-parole du Bloc pot, Hugô Saint-Onge, je n’ai pas eu l’impression qu’il allait se rouler le plus gros batte de sa vie le 17 octobre pour célébrer le début d’un temps nouveau.

Selon Hugô, la légalisation de Trudeau est une «prohibition 2.0».  «Cette légalisation est frauduleuse [...] c’est un show de boucane», balance-t-il.

Bien sûr, ce n’est pas parce que le pot sera légal que tout sera permis. Mais la quantité d’interdictions, de règlements, de contraventions et la création d’une escouade policière pour lutter contre les contrebandiers découragent et enragent beaucoup de consommateurs. Vous avez été nombreux à me le dire.

Par exemple,• Une personne qui a plus de 30 grammes de pot dans un lieu public risque jusqu’à 5 ans de prison• Ce sera criminel pour jeune de moins de 18 ans d’être en possession plus de 5 grammes de pot (jusqu'à 5 gr. ça demeure interdit mais au delà de cette quantité, c'est un crime)• Une personne qui donne ou vend du weed à un ado risque jusqu’à 14 ans derrière les barreaux • Une personne qui fait pousser plus de 4 plants de cannabis peut recevoir une peine de 14 ans

Je l’écrivais cette semaine, plusieurs municipalités vont tout simplement interdire de consommer dans tous leurs lieux publics et certaines vont même jusqu’à interdire d’être sous influence. Les amendes varient de 50$ à 1000$.

Les promesses du Bloc PotBref, aucun des objectifs principaux du BP ne sera réalisé avec la légalisation du 17 octobre. «AU-CUN», insiste Hugô Saint-Onge.

Le Bloc demande:

• Que les Québécois soient autorisés à faire pousser leur pot à des fins personnelles• Que le cannabis soit considéré comme un bien agricole géré par le Québec et qu’il y ait une place pour les PME, les fermes biologiques, les produits du terroir et une multitude de producteurs.• La création d’une Régie québécoise du cannabis qui superviserait, avec le ministère de l’Agriculture, les producteurs de pot pour s’assurer de la qualité du produit (mais du même souffle, il affirme que ce devrait être les amateurs qui s’assurent de la qualité du cannabis...)• Des coffee shop ou cannabis lounge• Il veut aussi lutter pour une meilleure acceptabilité sociale du pot et contre la stigmatisation de ses consommateurs.

«On est encore loin du joint aux lèvres», constate Hugô Saint-Onge qui se permet des jeux de mots à faire pâlir Guy Mongrain (show de boucane plus haut, tsé).

Il me parle ensuite d’oligopole, de grands profiteurs, de Noriega et de guérilla, de guerre sociale, de brasiers... mais je n’ai pas tout suivi. Je comprends finalement qu’il souhaite que les consommateurs soient au coeur du changement.

Pas la pire cuvéePour réaliser son programme,  Hugô Saint-Onge affirmait à La Presse canadienne qu’une soixantaine de personnes souhaitaient se porter candidat pour le Bloc pot aux élections du 1er octobre.

Il a dû se contenter de 29, justifiant la lourdeur du processus de mise en candidature.  

Pas facile d’être un petit parti. Le Nouveau Parti démocratique du Québec, par exemple, présentera 59 candidats, mais  deux employés de la formation ont ouvertement reconnu à mon collègue qu’il y aurait des «poteaux»!

J’entends déjà les blagues du genre au Bloc pot il n’y a pas de poteaux mais des poteux, ce à quoi je répondrais par le son du gazou pour annoncer un deux minutes de pénalité pour cabotinage.

Avec 29 candidats, on ne peut pas dire que le Bloc pot a exactement le vent dans les voiles.

Mais c’est déjà 28 candidats de plus que le Parti culinaire du Québec (oui, c’est un parti inscrit pour vrai et son dirigeant est le chef cuisinier Jean-Louis Thémis qui a déjà fait de la télé avec Marguerite Blais. Sur son site, il révèle d’ailleurs, graphiques à l'appui, sa recette du bonheur composé à 25% d’amour de la vie et de 25% de plaisir de partager, notamment).

Revenons au Bloc. 29 candidats, c’est peu, mais c’est deux fois plus qu’aux élections de 2014. Et cette année-là 2690 humains avaient voté pour le Bloc pot, ce qui représente tout de même presque trois fois la municipalité de Kazabazua (Google est TON ami)

Leur plus grosse équipe remonte à 2003 avec 56 candidats. Leur pire année était en 2008 où ils n'avaient pas présenté de candidat. Alors avec 29 candidats cette année, c’est même une pas pire cuvée.

J’ai demandé à Hugô à plusieurs reprises au cours de l’entrevue s’il était quand même un peu content que le cannabis soit légalisé et il m’a répondu que le seul point positif est que les gens maintenant parlent beaucoup plus de pot.

Le seul point positif.

À l’écouter donc, le Bloc pot a donc encore de belles années de militantisme devant lui... 

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